méthodologie du résumé

1.    Importance  et nature  de L’épreuve :

Résumé intervient dans de nombreuses épreuves de concours, soit comme épreuve à part entière (E3A) soit comme partie de l’épreuve de français/philo.(CCP, petites mines… cf doc labyrinthe). Consiste à réduire un texte de longueur variable selon les concours (Centrale supelec env.1400 mots à réduire à 250 avec marge de 10%¨, CCp texte de 45 lignes environ résumé en 100 mots…)

Dans la plupart des cas, il s’agit d’un texte en rapport avec les thèmes au programme

 

2.    Les attentes des jurys :

 « Qu’attends-on d’un bon résumé et sur quels critères repose l’évaluation ? Ce sont la concision, la fidélité, la clarté et la reformulation dans un langue précise et correcte » (rapport Supelec 2002)

  1. a.     Définition  et compétences à travailler:

critère

définition

compétence

Concision

respecter le nombre de mots demandés.

 

Connaître les règle de compte des mots pour savoir les compter.

 La plupart du temps, on enlève 1 point par tranche de 10 mots en plus du nombre imposé

Fidélité au texte source 

nécessité de rendre compte de la pensée de l’auteur du texte, et de la restituer objectivement

Aptitude à l’analyse (cf. lecture analytique). Savoir lire, comprendre le texte et être capable d’en analyser le fonctionnement, la construction

Clarté 

restituer une pensée, en n’en conservant que l’essentiel, ce qui suppose

+

en rendre compte clairement, i.e en en marquant la progression, la logique (concrètement, cela signifie que le résumé doit signifier clairement et lisiblement les articulations de la pensée, à la fons dans l’écriture (liens logiques) et dans la typographie (disposition en paragraphe avec alinéa en retrait…)

 

Aptitude à la synthèse : d’être capable de distinguer l’essentiel de l’accessoire dans le texte source.

Aptitude à l’écriture : savoir écrire (au sens fort du terme) inséparable des aptitudes évoquées ci-dessus

Reformulation dans une langue précise et correcte

 

Reformuler, c’est à dire reprendre le moins possible les mots et expression du texte, et procéder et procéder à une véritable réécriture synthétique du texte.

Maitrise de la langue

 

Donc un exercice extrêmement difficile, qui permet de développer des compétences indispensables au futur ingénieur (rédaction de notes de synthèses, de bilan de réunions… et idem en lecture : nécessité de saisir l’essentiel dans un texte.) difficulté renforcée par le peu de temps dont on dispose le jour du concours

Mais un exercice technique qu’une pratique régulière permet de maîtriser

b.     Les règles à respecter :

  1. Savoir compter les mots : les règles

®     On appelle mot tout ensemble de lettres qui se suivent même si la syllabe finale est élidée

  • Ex : c'est-à-dire=4 mots

®     Pour les mots séparés par un trait d’union : on compte deux mots dans tous les cas où ces mots sont utilisés séparément dans la langue : ex : bien-être= 2 mots. Lorsque ce n’est pas le cas, on compte un mot : aujourd’hui= 1 mot.

®     Les lettres euphoniques ne sont pas comptées : Ex y a-t-il = 3 mots (le t’ ne compte pas

®     Les noms propres composés comptent pour un mot : Claude Levi-Strauss : 2 mots. Il en est de même pour les termes étrangers admis dans la langue française : a priori= un mot week-end= 1 mot.

®     Les sigles et dates comptent pour un mot.

  1. La reformulation

Il faut respecter l’énonciation du texte (toute formule du genre « l’auteur dit que… » est interdite)

Il faut conserver l’essentiel des idées de l’auteur sans les déformer, en respectant l’ordre du texte et ses articulations logiques.

Il faut reformuler, i. e utiliser d’autres termes que ceux utiliser par l’auteur du texte. Ce qui signifie l’emploi de synonymes et l’utilisation des structures syntaxiques différentes de celles du texte. S’interdire tout collage de citation, ou reprise d’expressions ou de terme du texte (à l’exception des termes clefs qui n’ont pas de synonymes.)

 

 

c.      Méthode

Etape

 

Objectif

Comment faire ?

  1. LECTURE

1ère lecture

  • Définir la problématique générale à laquelle on peut rattacher le propos.
  • formuler la thèse de l’auteur ? que veut-il montrer, expliquer ?
  • Se rapporter aux problématiques du thème au programme et y rattacher le texte
  • Surligner dans le texte le(s) passages où est exprimée la thèse de l’auteur

2ème lecture

  • Dégager le plan  (le schéma ou le circuit argumentatif) du texte.

 

 

 

 

  • Distinguer l’essentiel et l’accessoire
  • Prise de note analytique § par §, sans chercher à condenser, mais en repérant les liens logiques, et les champs lexicaux dominants,
  • puis s’interroger sur la progression du propos : quels § développent la même idée ? quelles sont les étapes principales du propos tenu par le texte ? Pour déterminer les grandes parties et les sous parties, aidez vous des liens logiques, et des champs lexicaux dominants)
  • barrer dans le texte les éléments qu’on peut ignorer lors de la reformulation : exemples à simple valeur illustrative, parenthèses, idée exprimée deux fois sous des formes différentes…)

 

 

Action

A surveiller à vérifier

  1. ECRITURE

Ecriture du résumé

Reformuler. (1er jet, 2ème jet)

Vous pouvez faire un premier jet long et le réduire ensuite.

Va et vient du plan du texte au texte et à la reformulation. (en vérifiant qu’on n’utilise pas sans s’en rendre compte des mots ou des structures syntaxiques utilisés dans le texte source)

NB : compter les mots utilisés au fur et à mesure de la rédaction du résumé, de manière à respecter l’équilibre du texte source

Relecture et ajustements

Compte des mots

 

Vérifier qu’on a vraiment reformulé (syntaxe + lexique)

Si on est trop court ou trop long, travailler sur les mots ou expressions qu’on peut « raccourcir »

 

recopier

Noter le nombre de mots par lignes et indiquer le total en fin de résumé