textes du cours n°2: le mal dans Macbeth: ordre et désordre

Publié le par prepamal2010.over-blog.com

Introduction 

1.      En quoi Macbeth est une pièce sur le mal ?

a.       La fable :

V, 9, p 287

Nous ne dilapiderons pas grande dépense de temps

Avant de récompenser de chacun l’amour

Et nous acquitter en vers vous. O mes sires et parents,

Désormais vous serez comtes, premier que jamais l’Ecosse

Ait nommé à un tel honneur. Ce qu’il nous fait encore faire

Et nouvellement planter selon le temps

Ainsi rappeler chez eux nos amis en long exil

Qui fuyaient les traquenards de l’odieuse tyrannie

Et démasquer tous les cruels agents

De ce boucher mort et son démon de reine.

b.       Le personnel dramatique de la pièce

Scènes où apparaissent Les Weird Sisters et Hécate

Acte I, scène 1

Acte I scène 3 

Acte III, scène 5

Acte IV scène 1 

 

c.        L’espace :

 

c.        Retour sur la fable :

Acte I, scène 1 p.49

fair is foul and foul is fair


 

2.      Les manifestations du mal ou l’irruption du chaos dans la nature.

 

a.       Les meurtres : les actes du mal

                          i.      L’assassinat de Duncan

Acte I, scène 4 :

Macbeth : (…) Etoiles cachez vos feux

Que la clarté ne puisse voir mes désirs profonds et noirs

Que l’œil devant la main se ferme ; et cependant que cela soit

Ce que les yeux, quand tout est fait craignent de voir.

Acte I scène 7, p.89

Macbeth ; (…) :« En premier, je suis son parent et son sujet,

Deux forces contre l’acte ; et puis je suis son hôte

Qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte. Et ce Duncan a montré

Un pouvoir si doux, il a été équitable en sa haute fonction, que ses vertus,

Telles des Anges, trompettes parlantes

Plaideront contre

Le crime abominable de sa suppression

Et la pitié, comme l’enfant nu nouveau-né

Chevauchant l’ouragan, ou Chérubins du ciel

Montes sur les coursiers invisibles de l’air

Proclamera pour tous les yeux l’horrible action »

Acte II scène 2 p.105

Macbeth : (…) « Ainsi devant les yeux…Sur la moitié du monde

La nature à présent semble morte, les rêves

Mauvais abusent dans ses rideaux le sommeil

Les Sorcelleries celèbrent les rites

D’Hécate la pâle, et décharné le Meurtre,

Alerté par le loup sentinelle et horloge,

Avec pas de voleur, enjambées de Tarquin

Arrive, allant comme un fantôme à son dessein. »

Acte II, scène 2 p.111

Macbeth (…) « Il me sembla entendre une voix qui criait :

« Ne dormez plus ! Macbeth a assassiné le sommeil

L’innocent sommeil

Qui renoue les fils de soie tout embrouillés

De souci, et la mort de chaque jour de vie,

Le bain du dur travail, baume d’esprits meurtris

Second service de la puissante Nature

Grand nourricier dans la fête de la vie »

Acte II, scène 2 , p.127

Macbeth : (…)Ici devant moi gît Duncan

Sa peau d’argent brodée avec son sang doré

Ses plaies béantes semblant ouvertures dans la nature

Pour l’entrée dévorante de la ruine…

Acte II, scène 3 p.123 :

Macduff : « La destruction a produit son chef d’œuvre

Le plus sacrilège meurtre a ouvert

Le temple sacré du seigneur, et ravi

La vie du sanctuaire »

 

                 ii.      L’assassinat de Banquo

Acte III, scène 2 p.159 :

Macbeth : (…) :« Choses commencées dans le mal

Prennent force en soi par le mal. »

 

                        iii.      L’assassinat des enfants de Macduff

Acte IV, scène , p.219

Lady Macduff : Oui fuirai-je ?

Je n’ai fait aucun mal. Je me souviens soudain

Que je me trouve en ce bas-monde : où faire mal

Est louable souvent, faire bien quelquefois

Dangereuse folie. Alors hélas pourquoi

Compterai- je  sur cette défense de femme

De dire que je n’ai fait aucun mal ?

b.       Le chaos dans la nature, comme écho au chaos du mal

                             i.      le thème nocturne :

Acte II,  scène 1 p.99 

Banquo : «  On fait économie

Au ciel et leurs chandelles sont éteintes »

Acte II scène 3, p.121 : II, 3 :

Lennox :« La nuit a été singulière : où nous dormions

Nos cheminées étaient renversées par le vent

Et dit-on furent entendues d’étranges lamentations

Dans l’air, avec d’étranges cris de mort

Et qui prophétisaient en terribles accents

D’horribles rebellions, confus évènements

Nouvellement éclos pour des époques noires

L’oiseau des ténèbres ulula toute la nuit : d’aucuns disent

Que la terre trembla »

Et juste après

« Ma mémoire encor jeune ne peut comparer

Une pareille à cette nuit »

Acte II, scène 4 p.133 :

Ross : « Tu vois le ciel ému par l’acte de l’homme

Menacer la scène sanglante ; et d’après l’heure

C’est le jour mais nuit noire éteint la lampe errante

Est-ce la force du jour ou est-ce la honte du jour

Que l’obscurité enténèbre la figure de la terre

Quand la lumière devrait l’embrasser.

 

Acte III, scène 2, p.159

Macbeth : « Lumière s’épaissit

Le corbeau prend son vol vers les forets humides

Les bonnes choses du monde vont tomber et s’engourdir

Les noirs agents de la nuit

Se réveiller pour leur proie. »

                              ii.      le bestiaire de la pièce

IV, 1 : un bestiaire monstrueux

 

Acte II, scène4 les prodiges naturels rapportés par Le vieillard (un faucon attaqué par une chouette, et les chevaux de Duncan qui s’entre-dévorent.

En IV, 3 p.241 Macbeth = « un vautour d’enfer », en V, 8, il est le « chien de l’enfer »

L’esprit de Macbeth en III, 2 (p.159) est « plein de scorpions »

 

 

 

 

3.      Le mal dans la nature, dans le monde ?

 

a.       Retour sur le chiasme qui termine la scène 1 de l’acte I :

Acte I scène 1:

Les 3 sorcières: Fair is foul and foul is fair:

Hover through the fog and filthy air

Acte I scène 3 p.60

Macbeth: So foul and fair a day I have not seen (p.60)

Acte I, scène 3, p.61

Banquo : Qu’est ce que c’est

Que ça, fripé et fou dans son accoutrement

Tant qu’il ne parait pas habitant de la terre

Et pourtant se trouve dessus ? Vivez-vous ?Etes-vous

Chose à quoi parler ? Vous semblez me comprendre,

Chacune alors mettant son doigt gercé sur ses lèvres séchées. Vous pourriez être femme

Vos barbes cependant m’empêchent d’interpréter

Que vous l’êtes (ibidem)

b.       la présence à l’intérieur même de la nature de forces maléfiques

 Acte 1 scène 5 ,p 63

Lady Macbeth : « Ah vous venez esprits

Qui veillez aux pensées mortelles, faites moi sans mon sexe, et du front à l’orteil comblez moi

De la pire cruauté ! faites mon sang épais

A la pitié interdisez accès et passage

Afin que nul mouvement sensible de la nature

N’ébranle mon dessein sinistre ou ne fasse la paix entre lui et l’exécution !

Venez à mes seins de femme prendre mon lait comme fiel, vous instruments meurtriers,

Où que vous surveilliez dans vos substances invisibles

La méchanceté de nature ( nature ‘s mischief) (p.63)

En II, 1, p.101

Banquo : Vous puissances bienfaisantes

Refoulez en moi les pensées mauvaises que nature

Libère dans notre sommeil…

c.        Un monde déchu ? :

 

Acte I, scène 4 :

Duncan : ce château est un lieu plaisant, et l’air

Rapide et doux le rend très agréable

A notre sens flatté

Banquo :

Et l’hôte de l’été,

Le martiner familier des temples, assure

Par son amoureuse demeure, que la respiration du ciel

A ici exquise odeur : point d’avancée ou de frise,

D’arc-boutant, coin propice, où cet oiseau n’ait fait

Son lit suspendu, son procréant berceau :

Là où il niche et nidifie, j’ai remarqué

Que l’air est délicat.

Acte II scène 3 la tirade du portier p.115

 

Publié dans Textes lus en cours

Commenter cet article