GIONO Les âmes fortes. Structure du roman

Publié le par prepamal2010.over-blog.com

P.7-53 : VEILLEE FUNEBRE :

  • P.7 : arrivée des veilleuses, qui envoient la veuve se coucher
  • p.8 -53: dialogue des veilleuses (café, cierges… ). Première information sur Thérèse : elle a 89 ans ; évocation de l’incendie au château de Percy, lors d’une veillée funèbre, puis de la qualité du café, et de divers personnages des environs ( le soldat qui brûlait du café, Blaise, M.  Charmasson, sa femme plus jeune) puis des relations de couples (entre les Charmasson, entre l’unes des veilleuses et son mari Louis, d’une autre , de l’oncle…) puis épisode des caillettes (à partir de p.29), puis du « gros blond »(p.35-42), puis des querelles d’héritage (p 42-52)

P.53-120 : PREMIER RECIT DE THERESE (interrompu à deux reprises par le Contre)(1882)

  • p.53-70 : début du récit de Thérèse : 1882 : Thérèse à 22 ans et est cuisinière au château de Percy. Elle s’en échappe avec Firmin, apprenti maréchal ferrant de 25 ans ; les deux amants se rendent à Lus puis à Chatillon, où Thérèse est engagée comme servante au relais de poste ; Selon elle, ses rapports avec Firmin seraient restés chastes.
  • p.70-75 : Première interruption du « Contre » qui s’appuie sur le témoignage de sa tante, pour contredire Thérèse : Le frère de Thérèse, Charles, aurait rejoint les fuyards à Lus et les auraient trouvés en pleine bombance avec des marchands de porcs, aurait appris que Thérèse et Firmin avaient « consommé » leur union. Charles renonce à reprendre Thérèse, la gifle, selon sa propre version contestée par la tante du Contre et se joint à la fête. On évoque aussi les aventures qu’avaient eues Thérèse et Firmin avant leur fuite.
  • p75-79 : reprise du récit de Thérèse (« ce n’est pas impossible qu’elle ait dit ça, ta tante »). Thérèse évoque sa vie de servante à l’auberge de Chatillon.
  • P79-82 : interruption du Contre qui demande à Thérèse de situer précisément cet épisode de l’auberge et l’interroge sur l’aide que lui ont apportée les « Dames de Sion » : d’après des cousins du Contre, Firmin, qui est coureur, joueur et buveur, travaille chez le maréchal ferrant de Chatillon et Thérèse est dans une triste situation : enceinte, elle a été installée par Les dames de Sion dans une cabane sans confort.
  • p.82-120 : reprise du récit de Thérèse, qui ne dément pas et continue l’évocation de sa vie à Chatillon, comme si de rien n’était. Son récit se concentre sur le couple Numance, et le scandale provoqué par les dettes contractées par Mme Numance : visite d’un homme de loi de Valence, à laquelle Thérèse assiste de l’extérieur de la maison des Numance (elle voit Mme Numance rire), voyage de M. Numance à Lus, et évocation du postillon de Lus « Benoît », vente du cheval des Numance à Mme Carluque. Thérèse se fait espionne à l’auberge pour repérer l’amant hypothétique de Mme Numance, responsable des dettes incompréhensibles du couple.

p. 120-271 : PREMIER RECIT DU CONTRE( Clostres, 1904)

  • p.120-123 : interruption du Contre, qui reproche à Thérèse de ne pas parler de l’essentiel, d’avoir omis d’évoquer la naissance de son premier enfant, puis lui demande de parler de l’auberge qu’elle a ouvert à Clostres,  ( thérèse y aurait accouché de ses 2ème et 3ème enfants) et du postillon de Lus, qui s’appelait Casimir et non Benoît
  • p.123-132 : suite du récit du Contre : Thérèse à Clostres en 1904. Le Contre évoque ensuite la construction du chemin de fer par une certain Rampal (dit Cartouche) qui avait installé « le village nègre » près de Clostres, pour y loger les ouvriers du chantier, et où se trouve une cantine, convoitée par Firmin.
  • P133-135 : portrait de Firmin, que Casimir a emmené du village nègre à Clostres ; Firmin y apparaît comme une personnage machiavélique, ce que confirme Thérèse
  • p.135-271 : suite du récit du Contre Retour à Chatillon. Le récit du  Contre se poursuit par un retour vingt en arrière et donne une seconde version de la vie de Thérèse  et Firmin à Chatillon et de la ruine des Numance. Firmin (employé chez le maréchal ferrant Gourgeon) et Thérèse se marient quelques heures avant la naissance de leur premier enfant, vivent dans une cabane à lapin, et s’emploient, sous la direction de Firmin, à exploiter la générosité des habitants de Chatillon. Les Numance, parmi les notables de Chatillon, sont les plus généreux, et Mme Numance se distingue par une élégance particulière, à qui tout le monde souhaiterait ressembler. Le Contre évoque le passé de générosité des Numance, (p.146-151). Thérèse se présente chez Les Numance (qui s’apprêtait à les aider). Les Numance les accueillent avec générosité, allant jusqu’à leur offrir un pavillon qui se trouve au bout de leur jardin, ainsi qu’un bout de terrain. Entre Mme Numance et Thérèse se noue une relation ambigüe, mi- amoureuse, mi- filiale. Mme Numance entreprend de façonner une nouvelle Thérèse. Firmin soupçonne Thérèse d’une liaison avec M. Numance, la bat, ce qui rapproche encore davantage Thérèse de Mme Numance. Mais le contre révèle également que c’est Thérèse qui avait en réalité jeté son dévolu sur Mme Numance dans les premiers temps de sa grossesse, et qu’elle a orienté Firmin ver cette femme attirante. (p.192 et suivantes).

Firmin élabore alors un stratagème pour dépouiller les Numance, avec la complicité de Réveillard, un usurier de Lus. Thérèse dans cette version apparaît comme innocente, un personnage faible, manipulé par Firmin. Ce dernier contracte, par des achats de futaie, une dette fictive correspondant à la fortune des Numance. Les Numance se portent caution pour cette dette en engageant leurs derniers biens. Six mois plus tard, Réveillard vient exiger le remboursement ; M. Numance meurt ; Mme Numance disparaît en abandonnant tout. Le Contre s’interrompt pour demander à Thérèse ce qu’elle pense de cette version.

P.272-332: SECOND RECIT DE THERESE.(Chatillon, 1882)

p. 272-274: Thérèse reprend son récit où elle l’avait interrompu (p.120).Elle commence par évoquer la nature qu’elle découvre autour de Chatillon, pendant ses jours de repos.

p.275-332 : Elle poursuit en évoquant son travail à l’auberge, où elle observe avec cynisme les différents personnages que sont les clients de passage et les habitués. (p.275-287) Elle aborde ensuite les mœurs de Chatillon, l’importance qu’y tient la famille, et la mesquinerie qui y règne, et apparaît dans cette description comme un personnage machiavélique, calculateur et ambitieux, misanthrope et amorale (p. 287-298). On découvre aussi que c’est elle qui a l’ascendant sur Firmin (« Je le tournai sur le grill comme un hareng, p.299) et comment elle a trompé sa patronne à l’auberge, à titre d’essai de sa méchanceté : « j’appris à haïr avec le sourire. Et, une chose beaucoup plus importante : j’appris à faire exactement le contraire de ce que mon cœur me commandait de faire » (p. 301-302). Elle raconte aussi comment elle a séduit un commis voyageur, pour se montrer qu’elle est capable de feindre l’amour. Elle s’emploie ensuite à façonner Firmin, puis s’attelle à son chef d’œuvre : tromper l’amour pur, tromper l’amour maternel. Elle se fait mettre enceinte par Firmin, se fait renvoyer de l’auberge, puis ils s’installent dans la cabane à lapin. Puis elle entreprend d’attirer l’attention de Mme Numance, qu’elle séduit. p.298- 332)

Elle termine cependant en avouant que Mme Numance lui a échappé. (p. 332)

P.332-365 : SECOND RECIT DU CONTRE (Chatillon puis Clostres)

Le Contre reprend son récit là où elle l’a abandonné à la page 270. Après la disparition de Mme Numance, Thérèse disparait pendant 3 jours, après avoir frappé Firmin qui tentait de la battre. Elle est ramenée par les gendarmes, semble folle, mais se calme rapidement. Sa folie passe pour de l’amour et tout Chatillon la plaint, et accable Firmin. Ils se battent et Thérèse blesse Firmin gravement puis le soigne.

Ils partent pour Clostres, achètent l’auberge évoquée au début du premier récit du Contre ; Firmin et Thérèse rêvent de se détruire l’un l’autre. Thérèse trompe Firmin avec Casimir, dont elle a deux enfants, puis, lorsqu’ils partent pour le village nègre, avec Rampal. Lorsque Firmin affirme être heureux, elle décide de le tuer. Le contre invite Thérèse à terminer le récit

P. 375-370 : FIN DU RECIT DE THERESE :

Thérèse raconte l’agonie de Firmin, qui aurait été victime d’un accident, en réalité fomenté par Thérèse, avec la complicité active de Casimir, et passive de Rampal (qui a peur et versera une pension à Thérèse). Elle ferme les yeux de Firmin

P.370 : RETOUR A LA VEILLEE FUNEBRE.

Le jour revient. Thérèse est remarquable par sa fraîcheur et sa sérénité.

«- Après cette nuit blanche, vous êtes fraiche comme la rose, Thérèse.

-Pourquoi voudrais-tu que je ne sois pas fraîche comme la rose ?

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