citations giono

Publié le par prepamal2010.over-blog.com

p.19 « Je veux dire être et paraître, la différence que c’est ! Tu vas, tu viens, tu es quelqu’un ; et puis ça éclate. »

Thérèse

p.53-Vous dites que vous n’aimez personne et que vous n’avez que vous.

-Eh bien ! où vois tu du malheur dans tout ça ?(c’est Thérèse qui parle ici)

 p. 291 « Ils disent conscience. Ils disent remords. D’accord. C’est de la monnaie. Payez et emportez. Si c’était gratuit, ce serait trop beau. Moi j’estime : du moment que tu es chrétien, tu as le droit de tout faire. Tu seras jugée, alors ne te prive pas. »

p.301

« J’appris très soigneusement à haïr avec le sourire. Et une chose beaucoup plus importante : j’appris à faire exactement le contraire de ce que mon cœur me commandait de faire »

 p.307 : Tromper la haine c’est de l’eau de rose. Tromper l’avarice, c’était de l’eau de boudin. Tromper l’amour, d’un seul coup je trompais tout. C’était ce qu’il y avait de mieux.

p.318 :Je me dis : le monde est bien fait quand même. Les gens que tu vises ne tiennent à rien, sauf à aimer ; et ils te tombent dans les pattes. L’amour c’est tout inquiétude. C’est du sang le plus pur qui se refait constamment. Tu vas t’en fourrer jusque là. D’abord et une. Ensuite puisqu’ils me donnent volontiers tout ce qu’ils ont, c’est qu’ils aiment combler. Alors à la fin, je me montre nue et crue. Et ils voient que rien ne peut me combler. Plus on en met et plus je suis vide .C’est bien leur dire : vous n’êtes rien. Vous avez cru être quelque chose : vous êtes de la pure perte. Ça c’est un coup de théâtre. L’attendre me fera plaisir tou du long. Le rendre le plus étonnant possible me ravira tout du long. Puis il éclate et, brusquement, je suis ce que je suis ».

p.349-350 :

« Thérèse était une âme forte. Elle ne tirait pas sa force de la vertu : la raison ne lui servait de rien : elle ne savait même pas ce que c'était -, clairvoyante, elle l'était, mais pour le rêve -, pas pour la réalité. Ce qui faisait la force de son âme, c'est qu'elle avait, une fois pour toutes, trouvé une marche à suivre. Séduite par une passion, elle avait fait des plans si larges qu'ils occupaient tout l'espace de la réalité ; elle pouvait se tenir dans ces plans quelle que soit la passion commandante -, et même sans passion du tout. La vérité ne comptait pas. Rien ne comptait que d'être la plus forte et de jouir de la libre pratique de la souveraineté. Etre terre à terre était pour elle une aventure plus riche que l'aventure céleste pour d'autres. Elle se satisfaisait d'illusions comme un héros. Il n'y avait pas de défaite possible. C'est pourquoi elle avait le teint clair, les traits reposés, la chair glaciale mais joueuse, le sommeil profond. »

Firmin

p.139-140 : ce n’est pas la charité qu’on veut. C’est se servir dans ce que vous avez.

 p.135 : S’il se met sur quelqu’un c’est la tique. Il est toujours placé dans un endroit où vous ne pouvez pas vous gratter. Faites du sang, il en boit. Faites du poison : vous en crevez mais lui s’en tire. Il attendra que vous soyez froid, et à un autre… 

Madame Numance/ Les numance

P.145 Mme Numance « la fleur des pois ! la bonté sur terre, jolie comme un cœur »(…) Et quand je dis la bonté sur terre, c’est qu’il n’y avait pas d’autres mots. C’était inscrit sur son visage. Mais ce qui est écrit n’est pas toujours parole d’évangile, tandis que là ça l’était. Vous savez qu’il y a un point où la bonté devient bête. Eh bien, cette femme allait jusque là et elle ne l’était pas. On se disait : « Mon dieu, qu’il y ait une femme comme ça sur terre ! mais ce n’est pas possible ! »

p.152 : il y avait même chez les Numance une forme de férocité à laquelle Firmin ne s’était pas attendu »

p.172 :Madame Numance, je vous l’ai dit avait toujours aimé donner. Elle était avec son mari comme les doigts de la main. Ce mariage s’était fait à la folie, mais donner était sa jouissance à elle. Cette passion pour n’être jamais satisfaite pousse ceux qui l’ont à donner sans mesure. Ils finissent par tellement donner qu’ils croient que ce sont eux qui reçoivent.

P.260 :« j’ai vraiment là un orgueil indomptable dont il faudra bien que je me punisse un jour si Dieu ne le fait pas ». (Ambigüité de la bonté)

Publié dans citations

Commenter cet article